Contourner le terrible two, et sauver nos séances

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Aujourd'hui je vous présente un âge magnifique que j'adore prendre en photo, celui des 2 ans. Vous savez, l'âge où les enfants sont encore merveilleusement potelés, sourient à tous les jeux que tu voudras bien leur proposer, du saut dans les bras de papa à danser avec maman, c'est âge génial et plein de malices, ponctué à multiples reprises par ce petit mot de trois lettres, utilisé au même titre que la virgule dans nos phrases de grandes personnes, vous avez compris, c'est le NON ! Ce non qui arrive vers les 2 ans (parfois même un poil avant) et repars biennnnnnn après.

Ahhhh cette période du  non, appelé parfois le terrible Two (bbrrrr je frémis) qui dit non à tout. Ce n'est pas la faute des parents, ce n'est pas la faute des enfants, ce n'est pas la faute du photographe, c'est une étape incontournable dans la construction des petits, et si vous y êtes confronté pendant une séance, et bien vous devez faire avec, composer, faire preuve de beaucoup de patience et être méga malin.

 

 Voici quelques piste pour rester les plus forts : 

 

1/ Rassurez les parents

Je prends le temps de rassurer les parents quand je sais que les petits sont... petits. Je ne suis pas chirurgien, je n'ai pas la vie des enfants entre les mains, je suis juste là pour passer un moment heureux et le figer dans le temps, alors pas de stress, si ce n'est pas le jour des enfants on fera tout ce qu'on peut avec ce que l'on a. Si les parents sont rassurés, c'est déjà une source de stress en moins, ensuite, j'essaye d'être la plus zen et la plus enjouée possible, je sais que j'ai toujours la possibilité en cas de séance qui virerait au drame, de les faire revenir au studio quand ils jugeront le moment opportun et de refaire quelques clichés de famille (surtout quand ils auront appris à dire oui :)).

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2/ Choisissez un lieu qui vous permet de réagir vite et propice à diverses activités

J'essaye de choisir des lieux ou je peux faire plein de choses et en même temps des leiux qui ne soit pas trop vastes (c'est vite perdu un enfant entre 2 et 3 ans, vous savez ceux qui partent au loin les bras croisés). C'est vrai, j'ai un grand amour pour l'eau, j'aime ses reflets, y jeter des cailloux, faire des ricochets (éclabousser maman et papa), marcher dedans avec des bottes en caoutchouc, l'eau c'est apaisant, ça plait aux enfants et ça laisse des possibilités créatives infinies. Mais des lieux qui regorgent de possibilités, il y en a plein : dans la fôret on peut se pendre aux lianes, on cherche des écureuils, on ramasse des branches ou de la mousse pour les escargots,...dans la ville, on dessine à la craie, on marche sur les murets, on saute sur les passages piétons, je cherche toujours à attirer leur attention et les faire réagir, si c'est non, c'est non mais je trouve toujours quelque chose pour qu'ils me suivent avec plaisir. Et si vous n'avez plus d'idées, rappelez-vous quand vous étiez enfants ça viendra tout seul.

3/ Faîtes jouer les parents pour emporter les enfants.

Quand je suis face à une situation difficile, je mise tout sur les parents. C'est eux que je vais faire jouer avec moi, c'est à eux que je vais demander de se câliner, de se chatouiller ou de se courir après et vous savez pourquoi ? Parce que quand les parents jouent, les enfants veulent jouer avec eux. Si comme moi vous avez des enfants vous le savez, quand je commence une partie de carte avec leur père, qui rapplique pour jouer ? Quand nous commençons une pyramide de Kapla (chut chut pas de marque), qui arrive avec ses gros sabots ? Je vous le donne en mille, mes gosses. Nos enfants veulent jouer avec nous, nos enfants ont besoin de jeux collectifs de famille, ils ont besoin de temps avec nous, du temps précieux et conscient, si vous arrivez à leur offrir cela, vous pourrez créer des moments fabuleux. En jouant ensemble, les parents attireront surement leurs enfants dans leurs jeux et vous réussirez à caoturer de beaux moments familiaux.

 

4/ Simplicité efficacité

Laiisez les libres, laissez les faire ce qu'ils ont envie de faire, ne leur en demandez pas trop, demandez leur même ce que, eux, ont envie de faire. La simplicité c'est aussi obtenir des images tellement authentiques, des enfants comme ils sont réellement, parce que ce que l'on recherche, ce n'est pas des rires à tout prix, c'est aussi l'authenticité, l'histoire de la famille, la nature des enfants à ce moment précis de leur vie. Quand nos familles découvre nos images, ils doivent pouvoir se dire "ça c'est vraiment sa bouille" ou "je reconnais tout à fait cette frimousse qui boude, c'est tout à fait lui".

 

5/ Acceptez

Acceptez les coimme ils sont. Comprenez les et reformulez leurs désirs positivement. Montrez leur que vous les écoutez activement et laissez les guider la séance comme eux le souhaitent. Si nos enfants disent très souvent non, c'est que nous faisons aussi pareil avec eux (si si avouez), dites leur oui, approuvez, acquiescez, considérez les pour qu'ils vous fassent entièrement confiance. Ma priorité, c'est eux, en séance toute mon énergie leur est dédiée pour atteindre mon objectif. Et si comme moi vous adorez les enfants, il vous le rendront c'esr sûr !

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